Magnifiques à observer, les baleines n’en finissent pas pour autant de nous surprendre. Voici quelques anecdotes intéressantes à leur sujet.

Le breaching, une autre façon de communiquer

On sait depuis longtemps que les baleines se servent des ultrasons pour communiquer entre elles et jouent sur les conditions de l’océan, notamment la température, la profondeur et la salinité de l’eau pour passer leurs messages. Ce que l’on sait depuis peu, c’est que ces géants des mers utilisent d’autres méthodes de communication et notamment le breaching : en effet, lorsque la baleine saute hors de l’eau et retombe bruyamment, c’est une autre méthode pour elle de communiquer avec ses semblables. Parfois, la baleine accompagne ses sauts de claquements de queue et de nageoires. Ce moyen de communication alternatif est utilisé essentiellement lorsque les conditions météo sont mauvaises ou que deux groupes se trouvent séparés de plus ou moins quatre kilomètres. C’est notamment grâce à la taille de leur cerveau, le plus gros du règne animal que les baleines développent d’autres modes de communication ; de là à dire qu’elles seraient capables de counting cards at a casino, il n’y a qu’un pas !

La baleine, une justicière des mers

En cinquante ans d’observation des cétacés, les chercheurs ont remarqué que les baleines, et notamment les baleines à bosse, venaient au secours des animaux marins pourchassés par les orques. Généralement alertée par les sons émis par l’épaulard lorsqu’il chasse, et sans même connaître l’espèce en danger, la baleine vient pourchasser le prédateur en donnant des coups de nageoire et en poussant des cris jusqu’à ce que l’orque, troublé par cette intervention inattendue, relâche sa vigilance et laisse échapper sa proie.

La légende de la baleine solitaire

Dans les années 90, les chercheurs ont repéré une baleine dans les eaux du nord de l’Océan Pacifique. Unique en son genre, elle émet des chants avec une fréquence sonore variant entre 50 Hz et 52 Hz, dans la gamme d’un tuba, autrement dit bien au-dessus de la fréquence habituellement utilisée par les individus de l’espèce qui est de l’ordre de 16 Hz à 18 Hz. Si on l’entend régulièrement chanter, on ne l’a pourtant jamais aperçue en plusieurs décennies. On l’imagine seule si bien qu’elle a été baptisée la baleine la plus solitaire au monde mais on ne sait pas à quelle espèces elle appartient. On ignore donc s’il s’agit d’un rorqual commun, d’une baleine bleue ou d’une hybridation des deux et quel est son état de santé mais force est de constater qu’il est plutôt bon puisqu’elle vit depuis plus de vingt ans et migre chaque année. Selon toute vraisemblance, son chant original, que l’on peut entendre de août à février, serait dû à une malformation.