Pendant longtemps la chasse à la baleine a été pratiqué sans qu’aucune règlementation ne donne un cadre à cette activité.

La CBI (Commission baleinière internationale)

Bien que le chasse à la baleine remonte, semble-t-il, à la Préhistoire, ce n’est qu’en 1946 que la Convention de Washington a donné naissance à la Commission baleinière internationale afin d’encadrer cette activité. À l’époque les grands cétacés étaient surexploités et il devenait urgent d’encadrer l’industrie et de veiller à la conservation des différentes espèces de baleines. Avec le temps, la conservation des baleines est devenue la mission de la CBI. Mais le champ d’action de la CBI est limité, ce qui a tendance à compromettre sa mission et affaiblir ses pouvoirs.

Le moratoire de 1986

En 1986, un moratoire est déclaré par les membres de la CBI sur la chasse commerciale à la baleine. Toutefois, il n’est pas respecté par tous les pays.

  • Dès 1993, les Norvégiens reprennent la chasse à but commercial, bravant l’interdit.
  • Dix ans plus tard, la chasse à but scientifique est reprise par les Islandais.
  • En 2006, le moratoire est remis en cause au sein même de la Commission Baleinière internationale, les pays pro-chasse, Japon, Islande et Norvège en tête mais les qui soutiennent le moratoire tiennent bon.
  • La même année, la chasse à la baleine à but commercial est reprise par l’Islande pour le commerce de viande, passant ainsi outre le moratoire.

Les limites des mesures de protection

Aujourd’hui, les mesures de protection ne sont pas assez efficaces pour protéger les baleines puisque plus de la moitié des espèces sont menacées et trois sont quasiment éteintes. Pour ces cétacés, c’est la chasse qui est la première cause de mortalité. Car depuis 1986, date de la mise en place du moratoire, mille individus sont tués chaque année.

  • il ne reste plus que 1% des baleines bleues d’Antarctique
  • on ne décompte plus qu’une centaine de baleines grises du Pacifique Ouest, dont l’espèce est au bord de l’extinction
  • on estime à environ 400 individus la population des baleines noires de l’Atlantique Nord. En plus des baleines chassées, plusieurs dizaines d’individus meurent chaque année pris dans les filets de pêche ou heurtés par des bateaux. Plus inquiétant encore, en 2018, fait inédit depuis des dizaines d’années, aucun baleineau n’a pu être observé pendant et après la saison de la reproduction.
  • les baleines franches du Pacifique Nord auraient aujourd’hui un population réduite à environ deux cents individus et l’espèce serait en grave danger d’extinction.

De nombreuses associations telles que WWF, le GREMM ou encore Greenpeace mènent des actions depuis des décennies afin de protéger l’environnement marin et sauver les baleines. Elles appellent à l’action collective et à la collaboration pour protéger en priorité les espèces en danger de disparitions.