Cela fait très longtemps que l’homme chasse la baleine, si bien qu’aujourd’hui de nombreuses espèces sont en voie de disparition. Aussi depuis un siècle y a-t-il une prise de conscience qui a permis de mettre en place des mesures de protection. Toutefois, certains pays refusent de respecter l’interdiction mise en place par la CBI et continuent de chasser la baleine à des fins commerciales.

Les origines de la chasse à la baleine

On ne parvient pas à dater avec certitude les débuts de la chasse à la baleine si bien qu’on a longtemps que cette activité remontait à la Préhistoire. On peut affirmer de manière certaine que les Japonais chassaient la baleine dès le Xe siècle et les Basques dès le siècle suivant, grâce à des documents de l’époque. La cible des chasseurs étaient alors essentiellement les baleines blanches car lentes et faciles à poursuivre.

Depuis le début du XXIe siècle, on la découverte en Corée du Sud de gravures rupestres datant d’avant de milliers d’années avant notre ère conduit à penser que les origines de la chasse à la baleine remonteraient bien de l’époque préhistorique.

La chasse traditionnelle et la chasse industrielle

Si les peuples arctiques, vietnamien, caribéen et indonésien ont pratiqué ou pratique encore la chasse à la baleine traditionnelle, c’est la chasse industrielle qui intéresse les autres chasseurs.

C’est notamment pour pratiquer la chasse à la baleine que les Basques colonisent les zones autour du Labrador et de Terre-Neuve. À l’époque, c’est essentiellement pour son huile que l’on chasse le cétacé : celle-ci, très prisée, est utilisée pour l’éclairage public, pour huiler la laine, pour lubrifier des équipements et fabriquer des savons et de la margarine. En outre, une baleine fournit plusieurs tonnes de viande et est très riche en protéines et en graisses. On exploite aussi son cuir, dont on fait des sangles et des ceintures et sa graisse permet de fabriquer des produits pharmaceutiques et cosmétiques.

Vers 1850, ce sont cent-cinquante baleiniers américains chassent la baleine dans l’Océan Arctique et récoltent chaque saison plus de deux cent mille tonneaux d’huile.

Puis la production américaine décline et c’est la Norvège qui devient leader dans le domaine dans les années 30, produit 70% de l’huile de baleine au niveau mondial.

Après la guerre russo-japonaise qui a lieu à la fin du XIXe siècle, les baleiniers russes n’ont plus accès aux eaux autour de la péninsule coréenne et les baleiniers japonais se mettent à chasser la baleine dans la mer du Japon et le Pacifique.

Le Sir James Clark Ross, le plus gros baleinier de l’époque, rapporte à New York une cargaison record de 51 000 tonneaux d’huile en mars 1929. La chasse à la baleine se pratique à cette époque à l’échelle industrielle, et jusqu’à trente mille baleines sont tuées chaque année.

La Convention internationale pour la règlementation de la chasse à la baleine, envisagée dès la fin des années 20, va voir le jour en 1946. Elle vise à règlementer l’industrie baleinière afin de contribuer à la conservation des espèces.